En France, identifier son chien n’est pas une option : c’est une obligation légale. Puce électronique, fichier national I-CAD, démarches en cas de cession, de perte ou de décès : voici tout ce qu’il faut savoir sur l’identification de votre compagnon.
La puce électronique, comment ça fonctionne ?
La puce électronique est un système biocompatible, toléré par l’organisme, injecté sous la peau sans anesthésie. Elle utilise le principe de la RFID (radio-identification), ce qui la rend non émettrice et infalsifiable. Elle contient uniquement le numéro d’identification de l’animal et, pour certains modèles, sa température. Elle ne comporte aucun système magnétique ou électrique susceptible de nuire à la santé du chien : complètement étanche, elle est implantée à vie. Le tatouage reste également autorisé, mais il est aujourd’hui peu utilisé et se pratique sous anesthésie générale. Seul un vétérinaire est habilité à pratiquer l’identification, par puce électronique ou par tatouage.
L’identification permet d’attribuer à l’animal un numéro unique et de l’enregistrer sur le fichier national d’identification des carnivores domestiques (I-CAD), sous le nom et l’adresse de son propriétaire. Elle permet de connaître le détenteur et ses coordonnées, d’assurer la traçabilité de l’animal en cas de perte ou de fugue, d’assurer un suivi sanitaire, de réduire les risques de vol et de trafic, et de voyager à l’étranger puisqu’elle authentifie les informations du passeport européen.
Quand l’identification est-elle obligatoire ?
- Pour les chiens âgés de plus de 4 mois
- Pour les chats de plus de 7 mois
- Pour les chiens considérés comme dangereux par la loi
- Pour l’importation d’un animal de l’Union européenne ou d’un pays tiers dans les régions infestées par la rage
- Pour voyager à l’étranger, ou authentifier les informations du passeport européen
Dans le cas d’une cession, à titre onéreux ou gracieux, l’identification est à la charge du cédant, qu’il soit particulier ou éleveur. Le port d’un collier avec médaille peut être un plus pour faciliter l’identification d’un chien en cas d’errance, mais cette pratique est déconseillée pour les chats, en raison du risque d’étranglement.
Une puce électronique bien enregistrée, c’est souvent la différence entre un chien perdu qui rentre chez lui en quelques heures, et un animal qui finit en fourrière sans que son propriétaire ne le sache.
Vos obligations en tant que propriétaire
Le propriétaire est tenu d’informer l’I-CAD de tout changement de coordonnées ou de décès de l’animal. Détenir un chien non identifié est une infraction punie de 750 € d’amende. Si vous trouvez un animal seul que vous pensez perdu, vous pouvez composer le 0 800 300 400 (numéro gratuit) ou l’emmener directement chez un vétérinaire pour l’identifier. Si l’animal ne se laisse pas approcher, il faut contacter la mairie, la gendarmerie ou le commissariat de la commune où il a été trouvé, afin qu’il soit transféré en fourrière : l’article R 211-12 du Code rural dispose en effet que tout animal errant sur la commune est sous la responsabilité du maire.
Tenir à jour l’identification de son chien est un geste simple, mais qui protège durablement votre relation avec lui. Si vous avez des questions sur les démarches à suivre, n’hésitez pas à m’en parler lors d’un rendez-vous.